africanianews@gmail.com Tuesday - Oct 17, 2017

La bête immonde est à la porte du Burundi!


L’expression “bête immonde” a été tirée de la phrase “Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde” in La Résistible Ascension d’Arturo Ui (Der aufhaltsame Aufstieg des Arturo Ui) sortie en 1941 par le dramaturge allemand Bertolt Brecht pour critiquer la montée d’Adolf Hitler. C’est une image qui fait référence au nazisme, au fascisme, au racisme, à l’ethnisme, à toute sorte d’idéologie extrémiste.

Actuellement au Burundi, il s’est développé un  pseudo-nationalisme aberrant, écœurant et pestilentiel derrière lequel se cache une volonté de solution finale à l’encontre de toutes les personnes qui sont, ou supposées être contre le 3ème mandat. Nous retrouvons parmi ceux-ci des Hutus et des Tutsis. Ces derniers temps, les Tutsis qui étaient dans les anciennes forces armées burundaises (FAB), les Hutus des FNL et les militants des autres organisations politiques militant contre le mandat sanguinaire de Nkurunziza sont dans la ligne de mire.

L’Adjudant Eddy-Caude Nyongera enlevés et effroyablement torturé à mort (photo titre d’article). "La seule image que j'ai de mon père c'est un cercueil rempli des morceaux de viande. Je me demande si c'est ceux de mon père ou une boucherie. Je te promets papa, je ne me vengerai pas mais je lutterai pour te rendre justice..." A dit son fils, digne, à la vue du cadavre de son père.

L’Adjudant Eddy-Caude Nyongera enlevés et effroyablement torturé à mort (photo précédente). “La seule image que j’ai de mon père c’est un cercueil rempli des morceaux de viande. Je me demande si c’est ceux de mon père ou une boucherie. Je te promets papa, je ne me vengerai pas mais je lutterai pour te rendre justice…” A dit son fils, digne, à la vue du cadavre de son père.

Ils sont enlevés un à un par des tortionnaires du tristement célèbre Service National de Renseignement (SNR) ou de la police présidentiel et de la police tout court.

Dans leurs griffes, point de salut: on leur inflige les pires sévices, tels que décrits dans le  Rapport de l’enquête indépendante des Nations Unies sur le Burundi (EINUB) établie conformément à la résolution S-24/1 du Conseil des droits de l’homme, à la page 10-11 en son point C sur les “Torture et traitements cruels, inhumains ou dégradants”, dans les points 53-54 : on fait subir à d’innocents citoyens des atrocités comme: la fixation de poids aux testicules ; le broyage des doigts et des orteils avec une pince ; la détention dans un container fermé ; on force les familles à rester à côté du corps d’un proche ; on force les victimes à s’asseoir sur de l’acide, du verre brisé ou des clous ; on viole une mère en présence de ses enfants ; on injecte un liquide jaune dans les testicules et d’autres parties du corps, induisant une paralysie ; on roue les gens des coups de couteau et de machette ; des coups avec un câble électrique ou une barre de fer préchauffée ; on inflige des brûlures progressives au chalumeau ou à la bombonne à gaz ; on électrocute progressivement les victimes ; on tire une corde attachée aux testicules; on recouvre la victime d’un mélange d’eau et de sable et frotter ce mélange avec un balai pour boucher les pores de la peau (connu sous le nom de “Ubutoteza” en kirundi) ; on lie fortement les bras d’une personne dans le dos pendant plusieurs jours ; tout cela sous des insultes et discours humiliant, y compris à caractère ethnique ; on enfonce des doigts dans les yeux de la victime ; on attache la victime au plafond par les pieds (connu sous le nom “Amagurizege” en kirundi).

Pour lire l’entièreté du rapport, cliquez ici.

A tous ceux qui militent pour que du ventre encore fécond, ne surgisse plus la bête immonde, courage. Nous finirons par vaincre.

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