africanianews@gmail.com Tuesday - Oct 17, 2017

Dernière partie du discours du Président du PPD-Girijambo, Léonidas Hatungimana, sur le bilan de la 1ère année du 3ème mandat illégal de Nkurunziza : les secteurs économiques et sociaux


Burundaises, Burundais, chers compatriotes,

Amis du Burundi,

 

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Le domaine de l’éducation a été l’un des domaines primordiaux à être délaissés par le pouvoir de facto. Quelques exemples seulement pour illustrer cet état de fait :

  • Dans le budget de l’Etat 2016, au lieu d’augmenter les moyens financiers afin d’accompagner les mesures prises dans ce domaine, il l’a plutôt diminué de plus de 6 milliards de Francs burundais
  • Le Fonds Commun de l’Education qui accueillait les multiples contributions de nos partenaires techniques et financiers est actuellement vide alors qu’il devait être crédité de 75 milliards de nos francs. Le pouvoir compterait l’alimenter à partir d’une taxe professionnelle de 2% prélevée sur le salaire mensuel de chaque fonctionnaire touchant plus de 150 mille de francs burundais.
  • L’année scolaire 2015-2016 a été frappée par un taux de déperdition le plus alarmant que le Burundi n’ait jamais connu. Au moins 115 mille élèves et écoliers ont abandonné l’école suite à l’insécurité, à la pauvreté et au manque de matériels scolaires et d’enseignants.
  • Et comme si cela ne suffisait pas, 90 mille autres viennent d’être délaissés dans la rue après que le Gouvernement de facto ait décidé que seuls 60% des élèves de la 9ème fondamentale et de la 10ème qui viennent de passer à 230 mille le concours de passage, vont avancer de classe avec un taux de réussite respectivement de 46.5% et 26% ! ; L’on se poserait la question sur la qualité de l’enseignement si pour avancer de classe on arrive à prendre comme note de réussite de 26%. Or les 40% restants sont appelés à regagner les écoles d’enseignement de métier qui n’existent pas malheureusement.

Pour rappel, il avait été prévu dans le plan sectoriel, la construction et l’équipement d’au moins un centre de métier par zone administrative. Ce qui n’a pas été réalisé. Or, nous constatons non sans regret que les conditions dans lesquelles ces élèves ont étudié ne leur permettent pas de se prendre en charge pour le moment.

  • Le pouvoir en place n’est pas préoccupé par le sort des enfants du Burundi. On l’aura vu quand ce pouvoir a emprisonné les élèves mineurs qui ont eu le malheur de gribouiller la photo de Pierre NKURUNZIZA dont on ne sait pas le motif de sa présence dans les manuels scolaires. Au moins 1114 élèves ont été touchés par des sanctions inhumaines dont 44 élèves furent même écroués. Heureusement que l’opinion nationale et internationale se sont mobilisées pour décrier avec succès cette injustice !
  • L’Université du Burundi ne sera pas épargnée. Plus de 300 étudiants viennent d’être mis à la porte à cause de leurs revendications sur la clarification de l’organisation du système Baccalauréat Master Doctorat (BMD). Pour ceux qui restent, les frais de stage sont suspendus, pas de petit déjeuner et surtout pas de viande dans le menu au restaurant universitaire, une situation qui n’a jamais prévalu depuis la création de cette institution en 1964.
  • Remarquons aussi que l’enseignement n’est plus dispensé de façon professionnelle comme avant. Des cours qui demandent des débats sont défavorisés. La liberté d’expression des enseignants, des étudiants et des élèves est censurée pour ne pas favoriser des critiques contre certaines politiques du pouvoir de facto et beaucoup de professeurs ont dû fuir. C’est ainsi que certains IMBONERAKURE, sous l’œil complice du pouvoir exigent leur passage de classe sans avoir la note requise.
  • En conclusion, nous pouvons nous poser deux questions : dans des conditions pareilles, peut-on espérer un enseignement de qualité ? Et vu les cotisations qui sont intempestivement exigées aux parents, peut-on encore parler de la gratuité de l’enseignement primaire dont NKURUNZIZA proclame continuation dans son discours du 19 Aout 2016 ? Qui vivra verra.

Burundaises, Burundais, chers compatriotes,

Amis du Burundi,

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  1. Concernant le domaine de la santé :
  •  Le pouvoir a d’abord contre toute attente diminué de 54% le budget alloué à ce secteur qui s’est vu diminué de plus de 4 milliards de nos francs sur son budget habituel.
  • Les arriérés de l’Etat envers les structures sanitaires pour les factures relatives à la gratuité des soins pour les enfants de moins de 5ans, les femmes enceintes et l’utilisation de la CAM (carte d’assistance médicale) s’élèvent à plus de 9 milliards dont 4.7 milliards pour le secteur privé collaborant dans l’application de ces mesures.

Le non payement de ces factures, fait que beaucoup de ces structures ne peuvent plus s’approvisionner efficacement en médicaments et quand elles reçoivent actuellement un patient, il lui est seulement donné une ordonnance médicale qui lui permet d’acheter à 100% les médicaments dans les pharmacies.

Ailleurs, ce sont les frais de consultation médicale qui ont augmenté. A l’hôpital Prince Régent Charles comme à l’hôpital Roi Khaled, pour un membre de la Mutuelle de la Fonction Publique, les frais de consultation passent de 100 à 2800 Francs burundais et pour celui qui se prend en charge à 100%, les frais ont passé de 500 à 3200 francs burundais.

  • Cette situation risque malheureusement de perdurer étant donné que suite au manque de devises, la Centrale d’Achat de Médicaments Essentiels du Burundi (CAMEBU) n’a pas fait d’importation de médicaments depuis le mois de Février 2016. Cela se remarque par la montée exponentielle des prix des médicaments. Par exemple, un comprimé de 500mg de quinine qui coutait 95 francs burundais début 2015 est déjà passé à 145 francs burundais, soit une augmentation de 52.6%, le paracétamol quant à lui a passé de 200 Fr à 450 Fr soit une augmentation de 125% dans la seule année du 3ème mandat.

Tout le monde se pose la question de savoir si NKURUNZIZA  devrait toujours mentir au peuple burundais en parlant de gratuité de soins de santé pour les catégories ci-haut citées.

  • Ailleurs, l’inefficacité et la corruption qui caractérisent le CNLS (Conseil national de Lutte contre le Sida) viennent d’occasionner la délocalisation du programme multisectoriel de lutte contre le sida vers la Croix Rouge alors qu’il était logé dans cette structure depuis 15ans.

Burundaises, Burundais, chers compatriotes

Amis du Burundi,

  1. Le 3ème mandat de NKURUNZIZA, est venu créer le pire dans l’économie et le développement du pays. D’abord, il est devenu la source même de la pauvreté et du chômage. Quelques cas illustratifs :
  • La loi budgétaire 2016 dans son article 23 stipule qu’il n’y aura plus de recrutements sauf à l’Office Burundais des Recettes (OBR). Et ce même Gouvernement vient de décider que pour le remplacement dans le domaine de l’éducation, seuls les lauréats de l’ENS et l’IPA peuvent tenter leurs chances. Un avenir sombre se trace à l’horizon, un désespoir pour tous les lauréats de l’enseignement secondaire et supérieur. Cela est d’ailleurs à l’origine d’un redéploiement des enseignants se faisant dans un désordre total et créant des frustrations immenses et des désolations des milliers d’enseignants.
  • Le Gouvernement vient même de se rendre incapable de retenir 12 sur 19 cadres de la Commission Nationale de Coordination des Aides (CNCA) après le retrait des partenaires techniques et financiers qui payaient leurs salaires.
  • Avant la crise du maudit mandat, beaucoup de burundais demandeurs d’emploi étaient récupérés par le secteur privé. Or, ce dernier est en crise totale. En effet, le Gouvernement a fermé les multiples stations de médias privés et d’organisations de la société civile qui employaient beaucoup de gens, condamnant ces derniers au chômage.
  • Les autres étaient embauchés par les entreprises commerciales privées. Aujourd’hui, les données qui proviennent de l’Agence de promotion des Investissements (API) sont alarmantes. Alors qu’en 2014, cette institution avait octroyé des certificats à 29 entreprises voulant investir chacune plus de 100 millions de francs burundais, l’année 2015 cette institution n’a accordé que 3 certificats seulement, soit 10% de certificats par rapport à l’année précédente. Quant aux petites entreprises, l’API n’a enregistré en 2015 que la moitié de celles enregistrées en 2014. Aussi en 2014, l’année s’était clôturée sur l’espoir que ces entreprises allaient créer plus de 30 726 emplois, mais l’année 2015, cet espoir avait déjà chuté jusqu’au tour de 13 116 emplois, c’est-à-dire 43% des promesses de 2014. Si au moins cela pouvait tenir, malheureusement seules 3% de ces promesses sont effectivement réalisées c’est-à-dire 400 emplois
  • La crise n’a pas touché seulement les entreprises naissantes. les grandes sociétés déjà implantées, elles aussi ont été secouées. Par exemple, l’hôtel club du Lac Tanganyika a perdu sa clientèle passant de 90% à 20% du taux d’exploitation. Cette situation a occasionné malheureusement le renvoi de 164 personnes sur un personnel de 300 personnes. L’hôtel Source du Nil, son taux d’exploitation a chuté de 65% à 5% pendant que L’hôtel Roca Golf a renvoyé 70% de son personnel. L’entreprise UBUCOM n’a pas échappé non plus à la crise et 225 sur 360 personnes ont été mises au chômage technique. La société FARISANA a quant à elle fermé ses usines condamnant des centaines d’emplois directs et indirects. On peut s’imaginer l’image des entreprises à petits capitaux, beaucoup ont fermé et déclaré à l’OBR comme en cessation d’activité même si ce dernier ne cesse de clamer haut des « avancées significatives » dans le trésor public.
  • Beaucoup d’artistes, surtout les musiciens ont cessé leurs activités qui leur donnaient du pain quotidien. En effet, cette activité est conditionnée par le mieux vivre ou l’ambiance de la population ayant un pouvoir d’achat suffisant. Aujourd’hui la population traumatisée, appauvrie, ne court plus dans les karaoké et concerts musicaux.
  • Les transporteurs n’ont pas été épargnés par cette crise. A part que certains taximen ont été déstabilisés et expulsés de la ville de Bujumbura, beaucoup ont arrêté leurs activités suite aux multiples tracasseries policières, la réduction des heures et du périmètre de travail, la diminution des usagers suite à l’augmentation du coût du transport due à la flambée des prix du carburant et des pièces de rechanges. Au moins le prix s’est triplé.
  • Les fouilles-perquisitions intempestives et répétitives ne permettent non plus l’exercice d’autres activités lucratives.
  • Les maçons, les menuisiers, les charpentiers, les peintres et plombiers sont aussi touchés. En effet, très peu de gens ou d’entreprises osent investir dans la construction des maisons, suite à la dévaluation de la monnaie burundaise due à la carence des devises et suite aussi à l’exagération des impôts et autres redevances administratives légales ou de corruption, les prix de matériaux de construction ont grimpé. Voici par exemple, le tableau de variation de ces prix pour certains articles depuis la veille du 3ème mandat jusqu’aujourd’hui :

Ciment (sac 50kg)                   24 000 F               27 000 F soit 12.7% d’augmentation

Fer à béton 8 mm                   8 500 F                  14 000 F soit 64.7% d’augmentation

Clous (1kg)                                2 000 F                  3 500 F soit 75% d’augmentation

Tôle BG 32 (1)                          11 500 F               16 000 F soit 39% d’augmentation

Tôle BG 28 (1)                          30 000 F               48 000 F soit 60% d’augmentation

Peinture à huile                      30 000 F               45 000 F soit 50% d’augmentation

  • La hausse des prix concerne presque la totalité de toutes les marchandises. Parlons ici par exemple des denrées alimentaires.

Huiles de palme (1l) : de 1 400 F (début 2015) à 2 750 F (aujourd’hui) soit 96.4% d’augmentation

Sucre (1kg) : de 1 600 F à 2 500 F soit une hausse de 56.2%

Riz  (1kg) : de 1 600 F à 2 000 F soit une hausse de 25%

Haricot jaune (1kg) : de 1 200 F à 1 600 F soit une hausse de 33.3%

Sel de cuisine (1kg) : de 500 F à 1 500 F soit une hausse de 200%

  • Et selon les données de l’ISTEEBU, l’indice des prix à la consommation des ménages enregistrait déjà une augmentation de 7.1% en décembre 2015 contre 4.4% en 2014. Imaginons les chiffres à sortir en décembre 2016 si la situation perdure.
  • La flambée des prix des denrées alimentaires risque de ne pas trouver une solution surtout que même le prix de l’engrais chimique a été haussé dans l’ordre global de 12.5%
  • Dans l’entretemps, le producteur du café est dans la misère. Alors qu’en 2014 il a reçu 630 Fbu soit 0.35 $ par kilo cerise, il recevra 450 Fbu soit 0.21 $ en 2015 pour chuter cette année à 400 Fbu soit 0.16 $ le kilo. La projection pour 2017 est déconcertante pour les caféiculteurs si c’est NKURUNZIZA qui est encore au pouvoir. Que Dieu nous l’évite.
  • Rien n’augure l’espoir aussi longtemps que le manque de devises reste criant. Avant la venue du fameux maudit mandat, le dollar américain s’achetait à 1 950 Fbu. Aujourd’hui il s’achèterait à plus de 2 650 Fbu soit une augmentation de 36%. Cela n’avait jamais eu lieu même pendant la période de l’embargo économique sur le Burundi en 1996. Ces devises provenaient essentiellement des appuis budgétaires des partenaires du Burundi, les investissements par des capitaux étrangers, les touristes, les nombreux burundais de la diaspora qui venaient chaque année prendre leurs vacances au Burundi et des exportations des produits burundais à l’extérieur. Tout ceci a été frappé par cette crise.
  • Et comme si tout devrait se résoudre par la force, le pouvoir de Bujumbura au lieu de s’attaquer aux vraies causes de cette carence des devises, traque plutôt les cambistes. Rappelons seulement qu’un certain « prophète », invité de NKURUNZIZA avait eu le privilège de passer par les ondes même de la Radiotélévision Nationale du Burundi (RTNB) pour prêcher que, suite à la bénédiction que le Burundi avait d’avoir une présidence assurée par le président NKURUNZIZA, le franc burundais serait l’équivalent du dollar américain d’ici 2017. La traque aux cambistes pourrait être causée par la volonté du pouvoir de rendre réelle coûte que coûte cette « révélation divine ».

Entretemps, les conséquences néfastes de cette carence des devises sont énormes et commencent surtout par l’insuffisance des produits sensibles comme le carburant, les médicaments, le riz, les matériaux de construction, etc. dont les prix connaissent une flambée entrainant celle des autres marchandises.

Burundaises, Burundais, chers compatriotes,

Amis du Burundi,

 

    • La dette extérieure de l’Etat ne cesse d’augmenter ; alors qu’elle avoisinait à 618 milliards de nos francs en 2014, elle est passée par environ 646 milliards en 2015 pour atteindre 696 milliards fin mars 2016. Entretemps, la dette intérieure de l’Etat est passée de 631.5 milliards en 2014, allant jusqu’à 759.5 milliards en 2015 pour atteindre 788.5 milliards à la fin mars 2016. Ici on ne parle pas des avances de la Banque Centrale (BRB), les bons et obligations du trésor qui oscillent autour de 273 milliards de nos francs en 2015. On attend le décompte de 2016.
    • De l’autre côté, l’avion MA 60 vient de passer une 4ème année sans décoller pendant qu’on attend encore l’avion présidentiel qui devait atterrir en 2014 après que les opérations d’achat furent dites effectives au prix de 8.5 millions de dollars américains
    • En définitive, même un aveugle peut le constater, NKURUNZIZA n’est pas préoccupé par des questions de développement du pays. Beaucoup de projets programmes ont été suspendus ou arrêtés en cours de réalisation. C’est le cas de la réhabilitation de la RN4 depuis Chanic vers la RDC via Gatumba ; la RN5 Nyamitanga-Bujumbura sur un linéaire de 32 km, la phase 3 de la construction de la route Ngozi-Kanyaru bas, la construction des barrages hydro-électriques JIJI-MULEMBWE et Kabu 16. Mais, ce despote ne cesse de dire aux burundais qu’un futur proche est radieux, par l’exploitation de nickel de MUSONGATI alors qu’il n’y a pas assez d’énergie électrique pour cela.
    • Même les 500 millions de nos francs prévus pour chaque commune n’ont jamais été débloqués, prétextant qu’aucune commune ne s’est jamais montrée capable de gérer cette somme pour son développement. Vrai ou faux ! si c’était vrai, personne ne comprendrait pourquoi aucun administrateur communal n’a été destitué ou pourquoi il n’y a pas eu de motion de défiance contre les ministres ayant l’intérieur et le développement communal dans leurs attributions. Gardons simplement la thèse de l’indisponibilité de cette somme dans les caisses de l’Etat, que cela fut une promesse à des fins propagandistes.
    • Et dans une réunion que NKURUNZIZA a tenue à MISHIHA avec les ressortissants de la province CANKUZO, le 20 Mai 2016, n’ayant plus de réponses aux questions qu’on lui posait, il a préféré répondre que l’urgence était l’achat des armes et munitions pour faire la guerre aux ennemis du pays. C’est d’ailleurs ce que montre la loi budgétaire 2016 qui a défavorisé les domaines socio-économiques au profit du domaine de la défense et la sécurité.
    • En peu de mots donc, il est clair que le Burundi est déjà dans une profonde crise économique avec un taux de croissance négatif de -4.1% ; même si l’OBR ne cesse de dire que tout va bien en publiant des rapports avec des chiffres fantaisistes (peut être après la collecte de l’argent sale issu de la traite des filles et femmes du pays vers certains pays arabes dont la traite par chaque fille/femme rapporte en moyenne 2.5millions de nos francs versés sur le compte du CNDD-FDD).Même si la situation économique est alarmante, NKURUNZIZA et sa clique ne cessent de clamer haut et fort que la situation est meilleure en continuant à dilapider le trésor public. Quelques illustrations peuvent nous éclairer:
      Voilà le Burundi dont NKURUNZIZA parle dans ses « révélations divines » jusqu’à proclamer un jour lors d’une croisade au stade dit COTEBU, que l’année 2020 ne va trouver le Burundi encore sur la liste des pays pauvres. Signalons qu’il est classé comme le plus pauvre de la planète. Ce qui est réel et évident c’est que quand certains hauts Cadres de la BRB et du Ministère des Finances s’expriment en dehors du circuit officiel, ils ne cachent pas leur crainte de manquer bientôt des fonds nécessaires pour payer les salaires des fonctionnaires de l’Etat les prochains mois.

    Burundaises, Burundais, chers compatriotes,

    Amis du Burundi,

  1. Voici en peu de mots la situation générale de notre pays, le Burundi pendant cette 1ère année du mandat de sang de Pierre NKURUNZIZA. Prochainement, d’autres responsables de notre Parti PPD-GIRIJAMBO vont vous relater la situation qui prévaut dans certaines provinces. Nous savons que les responsables ou les porte-paroles des institutions ou des entreprises citées seront sommés de faire des démentis. Nous leur souhaitons bonne chance mais les faits resteront têtus.
  2. Lorsque nous avons conseillé contre ce mandat, c’était d’abord parce qu’il est illégal, illégitime et la projection de la gestion des mouvements contestataires augurait un bain de sang. Aussi, nous avions peur que le Burundi ne replonge dans une crise humanitaire sans précédent, et c’est malheureusement le cas.
  3. Nous exhortons le peuple burundais à démystifier NKURUNZIZA qui se cache derrière ses supposées révélations divines pour rester au pouvoir par le truchement de la fameuse CNDI.
  4. Aux membres des corps de défense et de sécurité, nous lançons un appel pressant, ressaisissez-vous et prenez les choses en main avant qu’il ne soit trop tard. Le peuple burundais attend de vous le salut contre ce despote infréquentable.
  5. A la communauté internationale, particulièrement la Communauté Est Africaine, nous lui demandons de prendre des décisions et résolutions très fortes pour venir en aide aux burundais qui sont en train de subir la folie meurtrière de ce despote.
  6. A NKURUNZIZA, nous disons encore : “arrête d’agir comme un insensé, un sans soucis, un terroriste. Nous savons que tu es dans les temps des regrets bleus. Loin de prédire la fin de ton règne comme le font quotidiennement Willy NYAMITWE et Jacques BIGIRIMANA, nous croyons néanmoins que si tu ne reviens pas à la raison dans l’immédiat, tu risqueras de ne pas avoir encore l’occasion de regretter. C’est facile d’usurper le pouvoir, le problème est celui d’avoir l’espace de l’exercer”.

MERCI

Pour écouter la dernière partie du discours en français, veuillez cliquer ici

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