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Burundi: Jay Fire et Eric Zoe, un duo pour marier le Gospel et le Profane


Bujumbura, Mélance Maniragaba, Burundi-Eco, le 13 Juin 2015. Dans l’optique de développer leurs talents, le pays et la musique, deux chanteurs burundais Philippe Ruyuku alias Jay Fire et Eric Bigirimana alias Eric Zoe ont décidé de dépasser ce qui les différencie et de chanter en mélange le Profane et le Gospel.

Coalisés depuis début 2015, les deux chanteurs ont sorti ensemble une chanson intitulée “Pastori ” traduit en français par Pasteur. “La chanson invite les pasteurs à jouer leur rôle de conseiller et prêcher par un bon exemple aux adeptes de leurs églises plutôt que de les induire en erreur “, annonce Philippe Ruyuku. Eric Bigirimana, lui, précise que l’union est là pour  se  constituer  d’abord en une force. Ensuite, annonce Bigirimana, c’est pour promouvoir le Hip Up-Gospel et finir enfin par etre des musiciens internationaux. Presque d’un même âge, Jay Fire 26 ans et Eric Zoe 25 ans, ces jeunes universitaires se différencient également par les rythmes et les inspirations avant l’uni- fication. Jay Fire ou encore Philippe Ruyuku chante le rythme R AND B au style doux. Il in- dique aussi qu’il chante le Reggae, le Slow, le Zouk, le Salsa et le Lambda. “Je suis inspiré dans mes chansons par Henrick Eglesias, un chanteur espagnol dont je possède un CD de sa biographie“, ajoute-t-il. Eric Zoe, de son vrai, nom Eric Bigirimana, lui, chante le Hip Up-Gospel. Il fait remarquer qu’il est inspiré par Big Fizzo et Eminem.

“Que le pays sorte du pu- tain”

“Nous voulons que le pays sorte du putain”, scande Philippe Ruyuku. Pour lui, le souhait est que son union avec Eric Bigirimana soit non seulement de s’unir pour leur propre intérêt, mais aussi pour l’intérêt de la nation. Et M.Bigirimana de l’épauler: “C’est d’ailleurs dans cette optique que nous sommes en train de préparer une autre par- tition intitulée El chadai qui sera très pro- chainement mise à jour”. Eric Bigirimana souligne que le pays a passé et continue de passer dans des moments difficiles. D’ou avec Phillippe Ruyuku, ils chantent l’amour afin d’amener le peuple burundais a sur- passer toute sorte de différenciation et à mettre les forces ensemble pour contribuer au développement du pays.

Et de renchérir: “Sans l’amour le monde n’existerait pas“. M.Ruyuku signale qu’il porte son attention surtout sur les déchirements de 1972 et de 1993 qui ont caractérisé le pays. C’est pour- quoi il avoue qu’il veut recommander aux jeunes, car ils sont souvent utilisés dans la guerre, de réfléchir sur ces événements, de s’unir et d’éviter d’être des outils des per- sonnes mal intentionnées, qui d’ailleurs, ne se soucient pas de leur avenir.

A ce sujet, Philippe Ruyuku certifie qu’il va sortir un album le plus tôt possible inti- tulé “Twaratakaje”, traduit en  français par “Nous avons perdu”. Cependant, Eric Bigirimana regrette que les musiciens bu- rundais ne soient pas sponsorisés. Il invite quiconque peut le faire à soutenir leur duo et pourquoi pas les musiciens et les médias à faire passer chaque fois dans leurs publi- cations les productions burundaises pour la promotion des musiciens burundais.

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